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Ordre national des infirmiers : la révolte gronde !

Signez le Manifeste, participez également au forum, au bas de l’article (janvier 2010)

Désobéissance infirmière : mais que se passe-t-il dans ce milieu qui nous a plus habitués à sa discrétion qu’à ses coups de gueule ? Ou comment la création d’un nouvel Ordre, vichyste dans son essence, jette dans la révolte des milliers d’infirmières et infirmiers jusque là pacifiques...

C’est avec le plus grand plaisir que Pratiques relaie cette Actu : les infirmières, les infirmiers désobéissent : cela ne se voit pas tous les jours ! Nous reproduisons donc ci-dessous l’appel dans son intégralité et invitons nos lecteurs, infirmières, infirmiers, soignants, patients à signer cet appel sur le site qui lui est dédié.

Manifeste de la désobéissance infirmière.

Nous sommes plus de 500 000 infirmières à exercer aujourd’hui sur l’ensemble du territoire. Vous nous connaissez, nous vous prodiguons des soins ou nous vous conseillons à l’hôpital, en clinique, en cabinet, dans les centres de soins ou médico-sociaux, dans les écoles ou les entreprises. Nous sommes titulaires d’un diplôme d’Etat et nous exerçons dans le respect des règles professionnelles et déontologiques strictes que nous confère notre décret de compétences, dans le secteur public comme le secteur privé. Et parce que vous avez eu affaire à nous, pour vous, vos enfants, vos parents, vous savez dans quelles conditions difficiles nous exerçons aujourd’hui notre métier et pour quels salaires peu attractifs…

Depuis le 21 décembre 2006 notre profession est placée sous la coupe d’un ordre professionnel contrôlant dorénavant l’accès à la profession et sa déontologie. Cet ordre nous impose de plus une cotisation (75 euros en 2009). Depuis le 1er novembre 2009, date limite d’inscription au tableau de l’ordre, (repoussée au 31/12 du fait de la résistance engagée) les infirmières qui ont refusé de s’inscrire sont entrées dans l’illégalité. Elles sont passibles de poursuites pour exercice illégal de la profession (article L. 4314-4 du Code de la Santé Publique). Elles sont des dizaines de milliers à ce jour à refuser l’ordre et ne sont pas entendues bien qu’elles ne restent pas silencieuses. Nous sommes de celles-là.

Inscrites gratuitement, comme tous les professionnels de santé, au fichier ADELI (Automatisation DEs LIstes) géré par les DDASS, nous n’avons commis aucune faute professionnelle. Pourtant nous n’avons aujourd’hui plus le droit d’exercer. En refusant de nous inscrire à l’ordre infirmier nous encourrons des peines de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Nous nous exposons également à une interdiction définitive ou temporaire d’exercer notre profession.

Comme les « désobéisseurs » de l’éducation nationale pour le maintien du soutien scolaire, comme les faucheurs volontaires d’OGM, comme les militants du Réseau Education Sans Frontière organisant la protection des enfants et des parents sans papiers, comme les 343 « salopes » en 1971 qui ont déclaré enfreindre la loi en pratiquant l’avortement alors que la loi l’interdisait,… nous déclarons entrer en désobéissance civile.

Nous refusons de nous inscrire à l’ordre parce que nous le jugeons illégitime à représenter et défendre notre profession (87% des infirmières ont boycotté les élections des conseillers ordinaux). L’obligation d’adhésion pour avoir le droit de travailler est contraire aux principes démocratiques et constitutionnels instituant la liberté d’adhésion à une association ou un syndicat.

Comme les Masseurs-Kinésithérapeutes et les pédicures-podologues :
-  nous refusons de nous inscrire parce que nous considérons que le contrôle de l’accès à la profession et sa régulation doivent rester de la seule compétence de l’Etat et non être dévolus à une officine privée.
-  nous refusons de nous inscrire parce que nous ne voulons pas être exposées à une nouvelle instance disciplinaire.
-  nous refusons de nous inscrire enfin parce que l’inscription est assortie d’une cotisation obligatoire et que nous refusons de payer pour travailler.

Nous exigeons l’abrogation de l’ordre infirmier et appelons tous les professionnels à rejoindre le mouvement de résistance contre les ordres.

Pour signer le Manifeste de la désobéissance infirmière : http://www.contrordreinfirmier.org/petition/index.php?petition=2

Dernière heure : déclaration des syndicats : voyez notre pièce jointe ci-dessous

http://www.contrordreinfirmier.org/... http://www.contrordreinfirmier.org/Manifeste-de-la-desobeissance

Télécharger le(s) document(s) :


Appel à soutien des syndicats

5 Messages de forum

  • Ordre national des infirmiers : la révolte gronde ! 7 janvier 16:33, par toxine
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    merci à vous de relayer cette information et le manifeste

    nous avons jusqu’à présent eu l’impression de passer complètement inaperçu(e)s

    il est temps que tout le monde sache ce qui est soigneusement étouffé

    Répondre à ce message

  • Ordre national des infirmiers : la révolte gronde ! 8 février 17:25, par Anne Marie CHARRY, Epouse CUADRADO
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    4 votes

    Je viens de signer la pétition contre l’ordre national des infirmiers. Je vous fais ci-dessous copie de la lettre que j’ai envoyée à « l’Ordre ».

    QUELQUES ARGUMENTS CONTRE UN « ORDRE » (nouvel ordre ? ordre nouveau ?)

    Ou : Patrick TOUZET S’EST FAIT AVOIR

    Ou : Rappelons nous notre HISTOIRE

    Premier argument Notre bonne République a pour principe que ce qui est OBLIGATOIRE pour le bien public et le bien être de la population est GRATUIT.

    Deuxième argument L’historique de la création de tout type « d’ordre » notamment celui des médecins est très riche d’instruction. Je cite : « l’Autorité du gouvernement de Vichy, dans des circonstances profondément anormales, s’arroge le 7 octobre 1940 le droit de la création de l’Ordre des Médecins » Car « les Allemands exigent que dans 48 heures nous leur ayons donné le nom d’un médecin responsable pour tous devant eux . S’il ne l’ont pas, ils feront rentrer les médecins français dans la discipline de la médecine allemande ». Pas de commentaires de ma part, le texte se suffit à lui-même. Conséquences : « l’ordre de Vichy » est mis en place A partir de ce moment là, les Médecins Israélites ont été exclus : interdiction de s’inscrire à l’ordre « obligatoire », donc interdiction d’exercer. Pris dans l’étau de Vichy, les médecins n’ont pas jugé bon de protester contre les lois d’exclusion des médecins de confession Israélite, ils étaient satisfaits qu’ayant accepté un « ordre national » ils n’aient pas eu à subir la déportation. Quelle belle leçon !

    Troisième argument A quoi peut servir ce type de nouvel ordre ? à part un rôle de jugement et de sanction, il me parait douteux qu’il puisse servir à autre chose qu’à la collaboration avec les déjà très nombreuses institutions existantes, les tribunaux, toutes les pratiques de délation, qui, elles, sont de surcroît gratuites. Pourquoi ajouter de l’ordre à l’ordre ? Il est déjà tellement prégnant que l’on a, avant toute chose, envie de s’en débarrasser. Notre métier nous parle d’éthique, nous forme à cette éthique, nous conduit au plus grand respect de la vie, de la personne, de sa personnalité. La notion d’un « ORDRE » unique, obligatoire, intolérant, en est totalement le contraire et inacceptable. Nous sommes depuis plusieurs années submergés de centaines de nouveaux textes de loi, tous aussi uniformisant les uns que les autres. Cela suffit, nous n’avons pas besoin d’un « ordre » supplémentaire

    Quatrième argument Je vous invite à consulter les dictionnaires au mot : ORDRE, de préférence les dictionnaires édités avant 1990, dans les paragraphes « organisation sociale » ou « associations obligatoires » Sur le Net, les définitions se diluent……C’est normal, nous vivons une époque formidable !!! Si vous trouvez quelque chose de plus fasciste !! N.B : le mot qui suit directement le mot ORDRE dans les dictionnaires est : ORDURE

    Conclusion Il me parait inconcevable que des personnes comme les infirmiers qui ont accès à une certaine culture (mais parfois j’en doute), aux principes de la République et de la Démocratie, dans lesquels ils ont été éduqués, puissent arriver à de telles transgressions et se calquer sur les idéologies les plus fascistes qu’on ait pu trouver au 20ème siècle. D’autant que nous sommes les héritiers directs de la génération qui a vécu l’occupation, participé à la Résistance et à la reconstruction. Votre mémoire est courte et ne donne place qu’a votre petit égo. Il me semble que personne ne se rend compte que nous courons à nouveau vers des Etats fascistes et que les infirmiers le cautionnent, sous des prétextes assez obscurs, inconscients, qui seraient de l’ordre : accédons au niveau social du médecin. Mais, c’est quoi un niveau social, au fait ? Quelqu’un qui a un pouvoir ? Quel pouvoir ? Qui a Le Pouvoir ? quelques questions à vous poser, afin de vous redéfinir dans votre fonction de soignant, d’être social, et non d’être de pouvoir.

    Je suis désolée, mais je n’adhère en rien à votre pratique, mon travail me suffit largement pour occuper mon espace social

    Signé : Anne Marie CHARRY épouse CUADRADO Lieu dit Le Magasin, L’Etang 11700 Puichéric

    Répondre à ce message

  • Ordre national des infirmiers : la révolte gronde ! 22 février 18:42, par Minomi
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    1 vote

    Bonjour,

    aujourd’hui lettre de menaces adressée à notre employeur et envoyée en RAR par « le conseil de l’ordre des infirmiers du Loiret » !!!!!!! je vous retranscris texto :

    "Madame la Directrice, monsieur le Directeur, Objet :Inscription des infirmiers au tableau de l’Ordre

    comme vous le savez la loi du 21 décembre 2006 portant création de l’ordre national des infirmiers subordonne l’exercice de la ; profession à l’inscription au tableau de l’ordre (Volontairement je boude les majuscules) Pour être en mesure de mener à bien ses missions ,l’ordre national des infirmiers doit pouvoir compter sur l’entière coopération des établissements de santé publics et privés employant des infirmiers qui implique notamment la sensibilisation des infirmières et infirmiers employés au respect de leur obligation d’inscription au tableau et de règlement de leur cotisation. Je souhaite attirer votre attention sur l’obligation qui pèse sur tout établissement de santé, public et privé ,de veiller pour toute embauche d’infirmière ,à ce qu’elle remplisse bien les conditions propres à l’exercice de sa profession.En cas d’exercice ,sans inscription au tableau,l’infirmière ou l’infirmier non inscrit sera considéré comme exerçant illégalement la profession, et son éventuel employeur pourra être poursuivi pour complicité. En outre les infirmières et infirmiers vont se voir opposer de la part de leurs compagnies d’assurance un refus de couverture des dommages causés aux tiers dans le cadre de leur activité. En cas de faute professionnelle ,cette dernière pourra être requalifiée de faute lourde. J’ai conscience de la tâche que cela représente d’autant que la législation vous impose de vous assurer que chaque infirmière et infirmier qui exerce dans votre établissement soit inscrite à l’ordre national des infirmiers Mais aussi l’article L.4311-15 du code de la santé publique introduit par l’article 63 de la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients ,à la santé et aux territoires impose aux établissements de santé de communiquer ,sur demande de l’ordre les listes nominatives des infirmiers employés en leur sein. En conséquence ,je vous remercie de bien vouloir me communiquer la liste nominative des infirmières et infirmiers employés au sein de votre établissement.

    Je compte sur votre vigilance pour faire respecter l’exercice de prérogatives légales.

    Restant à votre disposition , je vous prie de croire ,madame la Directrice, monsieur le Directeur en l’expression de ma parfaite considération. Le président du Cdoi45.

    E.Gonzalez"

    Et maintenant on fait quoi ??

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