Pratiques, les cahiers de la médecine utopique

Dans la même rubrique

communiqué de presse du 2 juillet 2010

APHP : chantage envers des médecins, précarité accrue pour les patients

Communiqué du collectif des 39 du 7 juin 2010 : La psychiatrie à la télé : ceci n’est pas une fiction mais une anticipation !

Saturnisme : faut-il punir les familles qui en sont victimes ?

Plan de rigueur et dépenses de santé : franchises et dépassements d’honoraires pour le Français moyen, cliniques de luxe pour les banques. La crise expliquée en cinq actes.

Cible nouvelle de l’offensive néolibérale, la médecine du travail résiste : appel de 500 médecins et contrôleurs du travail.

S.O.S. : Appel pour sauver la médecine générale !

Signez le Manifeste, participez également au forum, au bas de l’article

Ordre national des infirmiers : la révolte gronde !

Haute Autorité de Santé et conflits d’intérêts : le FORMINDEP saisit le Conseil d’Etat

Accidents du travail, maladies professionnelles : pour contrer les attaques des autorités en place, deux importants dossiers techniques documentés par les Drs Y. Frilay et E. Pénide

Grippe A : Non à la politique de la peur !

Grippe A/H1N1 : l’exemple nous viendrait-il de Belgique ? 10 questions posées par des citoyens de ce pays à leur gouvernement.

Les CAPI, un recul pour la médecine générale : lettre ouverte du SMG à Monsieur Frédéric Van ROEKEGHEM directeur général de l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (UNCAM)

Loi HPST : Lettre ouverte aux Parlementaires, un cri d’alerte pour l’accès aux soins

Migrants de Calais : Martine Devries interpelle Eric Besson

Services de santé au travail et conflits d’intérêts, par Marie Kayser, médecin généraliste, et Gérard Lucas, médecin du travail

Conflits d’intérêts : le sénateur François Autain appuie l’action du FORMINDEP.

Loi HPST : Contre les dépassements d’honoraires : l’appel de Bordeaux

Le Monde a publié un supplément consacré à « la lutte contre le cancer ». Vous avez dû être exaspérés, comme nous, par cette « propagande » sur ce qui n’est, en fait, qu’une pseudo-lutte contre le cancer, à laquelle Geneviève Barbier, collaboratrice de Pratiques, réagit.

CANCER : PROPAGANDE ET CECITE

Avec Henri Pezerat, Pratiques perd un ami cher.

Hôpital : la loi HPST, un pas de plus vers la liquidation du service public

Accueil du site > Actualité > La grippe et le loup

La grippe et le loup

Compte tenu de l’actualité et avec l’aimable autorisation de l’auteur, nous publions, en avant-première, cet article destiné au N° 48 de la revue Pratiques, à paraître.

Chacun se souvient de ce conte qui a bercé notre enfance. Celui de ce jeune berger qui, pour se rendre intéressant, appelle régulièrement au loup les gens du village. Et à chaque fois, c’est « pour rire ». Puis un jour le loup arrive. Vraiment. Le garçon crie au loup, crie au loup, mais personne ne vient. A force de mentir, quand ça devient vrai, on n’y croit plus.

Comment ne pas faire le lien entre ce conte et la communication actuelle sur la grippe A H1N1 ? A force de nous raconter des histoires, tous ces « experts » sous influences qui prétendent nous informer, la réaction normale est de ne plus écouter, ni croire. Le jour où nous aurons vraiment besoin d’informations fiables, nous ne les écouterons plus.

Tout cela procède d’un profond mépris du peuple et de la démocratie, qui s’inscrit dans cette logique récurrente de ceux qui nous gouvernent de nous « responsabiliser », étant bien entendu que nous sommes irresponsables, incompétents, incapables de faire la part des choses, de décider au mieux de nos intérêts en toute connaissance de cause. Face à une population d’irresponsables et d’incapables, une attitude prévaut : ne pas informer, mais ordonner, ne pas laisser le choix, mais procéder par injonction, dans une démarche paternaliste et infantilisante : c’est comme ça parce que Roselyne l’a dit. « C’est un devoir », assène l’Ordre aux médecins.

Des vaccinations et des informations personnalisées et adaptées, respectueuses du secret médical, dans des cabinets médicaux, dans une relation interpersonnelle ?
Ce serait trop beau.
Au lieu de cela, des vaccinations de masse dans des hangars, sans avoir le choix du vaccin, une logistique paramilitaire, des professionnels anonymes et réquisitionnés.

Une information transparence, à défaut d’être indépendante, de la part d’experts qui expriment leur incertitudes et leurs questionnements, respectent la loi sur la transparence de l’information médicale en révélant leurs liens avec les firmes et les intérêts marchands ?
Il ne faut pas rêver.
Au lieu de cela, des injonctions et des mensonges des leaders d’opinions, vierges outragées lorsqu’on leur demande de respecter la loi en déclarant leurs lien d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique, formalité à laquelle ils se plient pourtant sans barguigner quand il s’agit de la promotion de leur carrière internationalement.

Un exemple ? Celui du professeur Delfraissy, expert grippal de ce mois de novembre 2009 (il faut bien varier un peu les experts), qui se présente comme « indépendant » dans l’hebdomadaire l’Express du 12 novembre 2009, qui s’exprime dans l’émission matinale de France Inter du 19 novembre sous la direction du journaliste Demorand.

Qui rappelle que le professeur Delfraissy est membre du conseil d’administration de la fondation Roche, qui commercialise le Tamiflu°, alias oseltamivir ? _http://www.fondationroche.org/portal/eipf/france/fondation/fondation/organisation
Qui informe qu’il est membre du conseil scientifique de la fondation de la firme GSK qui commercialise un des vaccins antigrippe A ? _http://www.gsk.fr/fondation_gsk/propos_fondation/organisation_fonctionnement.html
Ni lui, bien sûr, au mépris de la loi et des citoyens. Pas davantage les journalistes, complaisants avec leur déontologie et les dealers d’opinions pharmaceutiques.

Alors, lorsqu’un auditeur demande si l’on peut choisir son vaccin dans les centres de vaccination, et en particulier celui commercialisé par Sanofi, la journaliste Cardin, spécialiste des questions de santé à France-Inter ment en disant que oui, et le Professeur répond que ce vaccin est moins efficace que les autres puisque sans adjuvant. Comment faut il entendre sa réponse à la lumière de son lien illégalement dissimulé avec la firme GSK qui commercialise le vaccin concurrent ? Selon la revue Prescrire, c’est au contraire le vaccin Sanofi qu’il convient de préférer, compte tenu des incertitudes qui planent sur les effets indésirables liés aux adjuvants. Et lorsque l’animateur Demorand pose la question de l’indépendance des experts, parce qu’il faut bien la poser, la question, l’autre invité de cette émission, membre d’un comité d’éthique, répond : « Faites nous confiance, les précautions sont prises », au mépris de la littérature scientifique internationale qui démontre depuis longtemps les influences des firmes sur les experts et leurs conséquences néfastes sur la santé publique. Mais il est vrai que pour les éthiciens français, la question des conflits d’intérêts en médecine n’est un problème « ni sérieux, ni véritable ». http://formindep.org/La-proximologi...

La confiance, ça se mérite ! Nous faisons nôtre la formule de Richard Smith, ancien rédacteur en chef du British Medical Journal : « En matière de santé, ce qui n’est pas transparent doit être considéré comme corrompu, biaisé et incompétent jusqu’à preuve du contraire ». Or, dans cette période de crise sanitaire et médiatique que représente l’épidémie actuelle, rien dans la communication institutionnelle et médicale, rien dans la gestion sanitaire et politique de cette crise ne permet à des citoyens responsables, soignants ou soignés, de penser que qui est fait et dit n’est pas corrompu, biaisé et incompétent. Alors, qu’on ne s’étonne pas que la réaction logique, qui relève du simple principe de précaution, soit la méfiance, la défiance, la fuite. Par leurs mensonges et leur opacité, les autorités sanitaires, les experts médicaux et les médias ont porté un coup fatal à la confiance, élément fondamental et constitutif du soin.

Pour cette épidémie sans gravité, les conséquences sanitaires seront minimes. Mais le jour où surviendra une maladie vraiment grave, une épidémie avec une forte mortalité, la confiance détruite par cette campagne délirante sera la vraie cause du désastre qui se profile. Ces responsables menteurs, dissimulateurs et désinformateurs seront alors comptables des décès et de la souffrance des familles. Le jour où ce sera vraiment vrai, comme le berger avec le loup, les autorités sanitaires et ceux qui les servent, ont pris risque de ne plus être crues. C’est gravissime.

Association Formindep pour une formation et une information médicale indépendantes au service des seuls professionnels de santé et des patients http://www.formindep.org

Philippe Foucras

13 Messages de forum

  • La grippe et le loup 2 décembre 2009 23:09, par CDESSUS
    notez ce billet :

    Je ne suis pas médecin, ni scientifique et je vous avoue ne plus savoir que penser. J’ai 4 enfants... faut il les vacciner contre la grippe H1N1 ? J’ai pris la décision de ne pas le faire ni pour moi ni pour eux. C’est culpabilisant. Je me suis dit qu’il était sans doute plus risquer de circuler à pieds ou en vélo que de mourir de la grippe ... Se faire vacciner dans un hangar après 3 ou 4heures de queue ne m’a pas non plus inspiré. Ensuite, l’ordre de vaccination m’est apparu comme absurde : nous avons reçu 2 convocations pour les 2 enfants collégiens mais rien pour le petit qui a 8ans et rien pour mon ainé de 18ans... De plus lorsque la convocation arrivera, il sera sans doute trop tard : un vaccin n’est efficace qu’après plusieurs semaines, voir 1 ou 2 mois... J’aurai préféré que ces vaccinations aient lieu chez le généraliste ou dans les écoles de quartier. L’organisation aurait été plus simple...

    Mais à quoi bon, pour se faire vacciner toute notre vie contre la grippe ???

    merci en tout cas à vous pour vos opinions claires. Lorsque nous interrogeons les médecins de quartier : nous obtenons 2 types de réponses : 1) Allez vous faire vacciner... 2) ou ... je ne sais pas .... je ne peux pas décider pour vous... Bref, on ressort déstabilisé.

    Cordialement Ch.Dessus

    Répondre à ce message

    • La grippe et le loup 4 décembre 2009 08:07, par N.Deleye
      notez ce billet :

      Comme vous j’ai deux enfants un grand un petit mais aucune convocation n’est venue ! Comme vous je ne veux pas affronter un hangar ,une longue attente ,l’inquiètude du plus petit, une promiscuité etc ...je finis par avoir peur , et ne plus savoir que faire .Alors dans le doute je m’abstients si j’imagine encore pouvoir avoir le choix de m’abstenir . Je n’ai plus confiance ,d’ailleur comment « les » croire ?

      Dans les écoles aucune prévention n’est faite . Les parents remettent vite les enfants aprés 3 jours de grosse fièvre sans savoir si oui ou non ils ont eu la grippe (peut importe laquelle) . Au mépris et de la santé de leur enfant (manque de repos) et au mépris de la santé des notres ! J’ai vécu à l’étranger longtemps de toutes petites mesures de bon sens relativement simples à appliquer suffisent à ralentir la propagation des virus ou microbe !

      J’ai pris la décision de ne pas vacciné mes enfants mais je culpabilise et j’ai peur d’avoir fait le mauvais choix tout les jours au « vu » de ce que je lis et entend . Nous sommes plusieures maman a être dans le même état d’esprit . Malheureusement la peur gagne plus que jamais .

      Répondre à ce message

      • La grippe et le loup 9 décembre 2009 10:57, par Hervé
        notez ce billet :

        Ne vous inquiétez pas, et suivez votre coeur. Sachez que, quelle que soit votre décision, la probabilité que vous soyez confrontée à des conséquences graves liées à un mauvais choix est infime.

        Répondre à ce message

  • La grippe et le loup 3 décembre 2009 21:33, par tonaille
    notez ce billet :

    Cette épidémie (pandémie ?) est du pain béni pour les journalistes. Dès lors, comment être sûr de la véracité et de l’impartialité de ce que l’on entend ici où là ? Chercher l’info soi-même, bref faire un boulot de journaliste...

    Répondre à ce message

    • La grippe et le loup 6 décembre 2009 19:03, par daniel 44
      notez ce billet :

      J’ai consulté deux médecins qui m’ont renvoyé sur votre site afin que je prenne « ma décision ». Elle sera de ne pas faire vacciner ma famille. Cependant, deux autres médecins de ma connaissance, un qui travaille dans un hopital à Grenoble et l’autre en médecine générale de ville en Seine et Marne, m’ont dit avoir vu pour la première à l’hopital des cas critiques d’enfants très touchés et l’autre de m’affirmer que la France est le pays où l’on vaccine le plus et le pays où il y a le plus de personne en bonne santé. Ils m’ont conseillé le vaccin.

      Répondre à ce message

      • La grippe et le loup 7 décembre 2009 10:17, par lulu
        notez ce billet :

        Bonjour

        Rien ne permet de dire que les personnes sont en bonne santé en France parce qu elles sont plus vaccinées : c est peut etre parce qu elles mangent plein de fromage aussi !!!! Un médecin

        Répondre à ce message

        • La grippe et le loup 7 décembre 2009 15:29, par Marie
          notez ce billet :

          ça me rassure d’entendre que je ne suis pas folle de ne pas faire facciner mes enfants(13ans et 6 mois) !Tout le monde rit quand je dis que j’ai pris de l’homéopathie en préventif (traitement prescrit par le pédiatre) mais je garde le cap avec conviction !je ne ferai pas vacciner mes enfants !Il y a trop de médecins qui sont contre !(homéopathes ou pas !)

          Répondre à ce message

  • La grippe et le loup 7 décembre 2009 13:48, par daniel 44
    notez ce billet :

    J’aimerais avoir des précisions sur l’article « faut-il se faire vacciner contre la grippe » :
    - une personne bien portante qui est atteinte par la grippe semble immunisée pour 15 ans si j’ai bien compris...., Cela implique t-il qu’une personne qui choisit la vaccination devra se faire vacciner pendant quinze ans pour avoir la même probalité d’immunité ?

    - dans le cas de la grippe saisonnière, les personnes dites à risque sont les malades et personnes agées, Pour la grippe actuelle, on parle aussi des jeunes...Sont-ils effectivement plus à « risque » que d’habitude ?

    Répondre à ce message

    • La grippe et le loup 10 décembre 2009 09:33, par Dr Marie Kayser, medecin generaliste
      notez ce billet :

      La grippe et le loup 7 décembre 13:48, par daniel 44 J’aimerais avoir des précisions sur l’article « faut-il se faire vacciner contre la grippe » : une personne bien portante qui est atteinte par la grippe semble immunisée pour 15 ans si j’ai bien compris...., Cela implique t-il qu’une personne qui choisit la vaccination devra se faire vacciner pendant quinze ans pour avoir la même probabilité d’immunité ? dans le cas de la grippe saisonnière, les personnes dites à risque sont les malades et personnes âgées, Pour la grippe actuelle, on parle aussi des jeunes...Sont-ils effectivement plus à « risque » que d’habitude ?

      * * *

      Eléments de réponse amenés à quelques unes des interrogations formulées sur ce dernier message

      1ière question : une personne qui choisit la vaccination devra se faire vacciner pendant quinze ans pour avoir la même probabilité d’immunité ?

      Réponse
      - L’immunité suite à la maladie est plus durable que suite au vaccin ( celle-ci cependant semble persister pour la grippe saisonnière au delà d’un an qui est le rythme habituel de la vaccination ). Bien sûr dans un cas comme dans l’autre , si le virus varie beaucoup l’immunité acquise est moins efficace ou ne l’est plus ; donc on ne peut donner de durée fixe d’immunité que ce soit suite à maladie ou au vaccin
      - la probabilité d’attraper la grippe varie et est d’autant plus importante que le virus est nouveau et que peu de gens sont immunisés : cette année on ne sait pas encore les chiffres ont été estimés entre 15 et 30%, les autres années c’est beaucoup moins
      - C’est la combinaison de ces 2 éléments qui à mon avis détermine la périodicité avec à laquelle un individu donné va faire une grippe s’il ne se vaccine pas : 10 ans ? 15 ans ?
      - Par ailleurs les gens peuvent choisir de se faire vacciner cette année pour une raison particulière ( grossesse..) et après courir le risque de la grippe

      2ième question : dans le cas de la grippe saisonnière, les personnes dites à risque sont les malades et personnes âgées, Pour la grippe actuelle, on parle aussi des jeunes...Sont-ils effectivement plus à « risque » que d’habitude ?

      Vous avez un élément de réponse dans l’Edito consacré par Pratiques à cette question et auquel nous vous renvoyons : http://www.pratiques.fr/Grippe-A-H1N1-Vacciner-ou-pas-Du.html

      En revanche, ce dernier est un virus de la grippe A classique recombiné avec celui d’un animal, et contre lequel de nombreuses générations – en gros, celles nées après 1950 – ne seraient pas encore immunisées : d’où les prévisions de l’Institut national de veille sanitaire évoquant un taux d’infection de 4 à 5 fois supérieur à celui de la grippe ordinaire ; d’où également l’inquiétude des gouvernants vis-à-vis d’une épidémie éventuelle qui frapperait cette fois-ci des actifs et non plus des personnes âgées, donc non productives.

      Pour le reste, nous vous rappelons les articles du Dr Dupagne, http://www.atoute.org/n/article134.html et http://www.atoute.org/n/article136.html

      Répondre à ce message

      • La grippe et le loup 16 décembre 2009 01:05, par Babaorom
        notez ce billet :

        Le vaccin en général ou toujours , contient la protéine H, hémagglutinine, qui sert au virus pour s’accrocher à nos cellules , première étape de sa pénétration. Les anticorps contre ce vaccin préviennent le plus souvent ce processus. Les anticorps contre les autres protéines joueraient un rôle contre la diffusion de la maladie.

        La rencontre naturelle du virus et à moindre titre le vaccin, induisent aussi des réponses “cellulaires” (lymphocytes mémoire, cellules tueuses), et une rencontre naturelle fournit au survivant une meilleure et plus durable immunité alors que le vacciné doit l’être tous les ans (prenant chaque fois durant x années le risque minime d’une vaccination).

        MAIS ETRE VACCINE N’EMPECHE PAS DE RENCONTRER le VIRUS.

        Et comme la réponse en IgA au vaccin (Ig A , les anticorps qui se positionnent aux frontières, les muqueuses respiratoires et autres) est pauvre ou absente (de mémoire, qu’on me corrige) , le virus pénètre notre élégant organisme et fait l’objet d’un passage à tabac par nos défenses prêtes à réagir spécifiquement et vite.

        A cet occasion, il pourrait bien se développer une réponse immunitaire du même ordre que celle de l’infection naturelle, au prix d’une grippounettouille. OU d’une grippe si le vaccin a échoué, soit au moins 20% des cas.

        J’en profite pour reposer aux GRIPPOLOGUES cette QUESTION :

        Les VACCINéS QUI RENCONTRENT LE VIRUS ONT-IL UNE IMMUNITé ultérieure COMPARABLE A CELLE DES GRIPPéS NON VACCINéS ?

        Je n’arrive pas à trouver de référence (sans doute pas passé le temps nécessaire ou pas fait les bonne requètes sur PubMed)

        Répondre à ce message

      • La grippe et le loup 20 décembre 2009 11:37, par nathalie
        notez ce billet :

        Bonjour Je suis comme vous dubitative quant à cette vaccination. Non seulement cette campagne de vaccination qui d’un point de vue personnel a été très culpabilisante, « il y va de la responsabilité de chacun » discours de notre Ministre de la Santé et qui pour montrer l’exemple se fait vacciner devant des caméras. Mais qui sait, a-t-elle eu le choix du vaccin ? Aussi une question qui me « taraude » par rapport à cet adjuvent qui augmenterait l’efficacité du vaccin ? Pourquoi n’est-il pas conseillé aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 7 ans ? A-t-il des effets secondaires sur le système nerveux encore immature ? Pourquoi n’a-t-on pas le choix entre adjuvent et non-adjuvent ? Connaît-on les répercussions sur les systèmes immunitaires et/ou nerveux fragiles pour lesquels il n’y a jamais eu de diagnostic posé ? A long terme, n’y-a-il pas de risque pour la santé avec la découverte dans 15 ou 30 ans de nouvelles maladies ou la recrudescence de telle ou telle pathologie ? Aujourd’hui on parle du rapport bénéfice/risque, mais l’avenir que nous réserve-t-il ? Je suis infirmière et le débat est plus que délicat entre professionnels de santé. Dans le cadre de notre profession nous sommes exposés au quotidien aux virus et aux bactéries. Au début de ma carrière, j’étais plus sensible aux virus et aux bactéries, et par cette exposition, j’ai développé des résistances, aujourd’hui je suis moins malade ayant 3 enfants en bas âges qui eux dernièrement à tour de rôle ont eu un syndrôme grippal (forte fièvre, fatigue courbature), Dans leur école plusieurs enfants ont eu les mêmes symptômes (+ de 3 dans la classe de mon fils et plusieurs classes touchées) l’école n’a pas pour autant été fermée. Par choix, je n’ai pas consulté de médecin sauf si la fièvre avait persisté plus de 48 heures, heureusement les choses se sont bien passées. Si je ne suis pas allée consulter c’est peut-être d’entendre un discours culpabilisant de la part d’un médecin ou de m’envoyer aux urgences avec mes enfants, avec une file d’attente qui n’en fini pas et avec le risque que mes enfants se retrouvent avec une infection croisée supplémentaire. La culpabilité je la connais mais j’essaie de faire les choses en mon âme et conscience, que j’essaie d’apprendre à mes enfants les bases d’hygiène que j’applique et qui sont rentrées dans les moeurs. Aussi juste un aparte quant à certaines réflexions concernant un de mes enfants qui a dû avoir des examens complémentaires à sa naissance qui n’ont rien montré d’ailleurs (un interne s’adressant à son doyen : « c’est un bon cas clinique »), je joue sur les mots mais en tant que mère je trouve choquant se genre de discours. Mon enfant n’est pas un « cas » parmi tant d’autre, il est unique avec sa personnalité et son ressenti... Nous ne sommes pourtant pas en situation de guerre (comme cela a déjà été évoqué), se faire vacciner dans des endroits de fortune, où les conditions d’hygiène, l’intimité ne sont pas respecter me laissent rêveuse (connaissant des internes réquisitionnés pour cette campagne)...

        Répondre à ce message

  • La grippe et le loup 18 décembre 2009 09:53
    notez ce billet :

    En tant qu’économiste et observateur averti des politiques publiques, j’ai une analyse particulière de la situation. Si la Grippe H1N1 avait des caractéristiques létales pour les individus touchés, les politiques publiques auraient un autre aspect. Le caractère majeur de la Grippe A serait non pas sa létalité, mais plutôt sa virulence (sa capacité à attaquer un grand nombre d’individus en un temps très court). ceci pourrait avoir des conséquences économiques (récession accentuée, comptes sociaux en déficit accru - pour cause d’arrêts de travail - etc.). Ainsi on ne voit pas dans les politiques publiques de vraies mesures de lutte contre l’épidémie, en effet les voyages ne sont pas entravés (j’ai vécu dans mon enfance une épidémie de choléra à Naples (Italie) et je peux vous garantir qu’on ne se déplaçait plus librement..., la grippe aviaire elle même avait induit des limitations de déplacement des population dans les zones le plus fortement touchées). Personnellement j’en conclus qu’apporter une réponse médicale collective (le vaccin) alors qu’aucun risque individuel fort n’est associé à la grippe A est une mesure privatoire de liberté. Et ce d’autant plus qu’une vaccination comporte toutes sortes de risques connexes. D’ailleurs ce vaccin n’est pas obligatoire, ce qui est, si nécessaire, une preuve de plus de la non létalité de la grippe A. Pour ma part, je n’envisage pas de me faire vacciner, ni ma famille. J’ai 2 enfants (5 et 9 ans) et je ne me considère pas irresponsable.

    Répondre à ce message

    • La grippe et le loup 21 décembre 2009 10:25, par boutouloue
      notez ce billet :

      Cher économiste, En tant qu’ancien cadre de l’agro-alimentaire, je suis totalement d’accord avec vous.Les notions et comparaison de virulence et de létalité sont pertinentes. A choisir entre 2 risques, Roselyne Bachelot a préféré être plutôt critiquée par un principe de précaution excessif, que par une non prévoyance du risque et ses conséquence.Elle a don c choisit de sortier le parapluie au prix cher, supporté par nous tous ! Pratiquement moins de 10% des français se seront faits vacciner, et combien de membres du gouvernement ? Cherchez l’erreur

      Boutouloue

      Répondre à ce message

Répondre à cet article