Quelle place - mais faut-il une place ? - pour les firmes pharmaceutiques à l’hôpital ?
Le FORMINDEP, dont on connaît le combat sur la question des conflits d’intérêts dans le domaine de la santé, publie un témoignage de "l’intérieur" : un médecin hospitalier décrit, sur son site, les abus, frisant la corruption, qu’il a pu lui-même constater
vendredi 15 octobre 2010
Un nouvel article est en ligne sur le site du Formindep :
http://formindep.org/L-hopital-la-vie-revee-des-firmes
Il s’agit d’un document rare que le témoignage de ce médecin hospitalier sur la réalité de la présence des firmes pharmaceutiques à l’hôpital. Document rare mais rapportant des pratiques pourtant banales, diffuses, universelles.
L’hôpital est le lieu de toutes les influences, bien au delà de celles que subissent par exemple les médecins généralistes en ville. C’est à l’hôpital en effet que tout commence, que les prescriptions s’initient, que nombre de médecins généralistes recopieront par soumission et facilité, sans même imaginer les discuter, avec l’approbation implicite des patients : on ne modifie pas ainsi l’ordonnance d’un "Professeur" !
Les firmes le savent bien et offrent ainsi gratuitement ou presque, tel l’Inexium° cité dans ce témoignage, les médicaments aux pharmacies des hôpitaux pour que les médecins des services initient ces prescriptions, reconduites alors indéfiniment en ville.
C’est à l’hôpital que tout se passe. C’est aussi à l’hôpital que la loi du silence sur ces pratiques, peut-on parler d’autre chose que de corruption ? est la plus épaisse. Merci à ce médecin hospitalier d’avoir le courage de témoigner.