Pratiques, les cahiers de la médecine utopique

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Féminin invisible : la question du soin

Pratiques N°52 (février 2011)

mardi 15 février 2011

L’essentiel de l’activité humaine repose sur une multitude d’éléments invisibles bien qu’incontournables. Les gestes élémentaires de la vie quotidienne, mais aussi le soin des enfants et des parents dépendants, sont encore très majoritairement assumés par les femmes, y compris lorsqu’elles travaillent au dehors. Des métiers « de service » aux professions du soin, de la médiation dans les banlieues au « désorcèlement », elles s’attachent aux missions les plus modestes sans lesquelles aucune société ne pourrait fonctionner. Elles sont ainsi, plus que les hommes, attentives à l’autre, à ce qui fait lien. Comment faire reconnaître, et surtout partager plus équitablement, cette responsabilité ? Comment la rendre visible sans la pervertir ? Comment lutter contre les formes d’exploitation auxquelles cette invisibilité peut donner lieu ? Les auteurs de ce numéro, chercheurs, journaliste, philosophes, sociologues, soignants, explorent les multiples facettes de cette question, et tentent de révéler l’humanité de ce qui échappe au regard.

Dans le magazine, l’actualité avec l’affaire du Médiator® (déjà pointé par Pratiques en 1977...), les « experts » de la Haute autorité de santé, le rapport Hubert, les tribulations de la CPAM et quelques propositions de lectures...
Flash sur l’actualité : retrouvez en documents joints les articles "Médiator, 34 ans plus tard, Servier nous ment encore !" de Marie Kayser et "Experts HAS... liés ou baillonnés !" de Philippe de Chazournes.

Le CCEM cité dans les textes accompagnant les photos est le Comité Contre l’Esclavage Moderne. Fondé en 1994 par Dominique Torrès, journaliste, le Comité Contre l’Esclavage Moderne (CCEM) a pour objectif premier de lutter contre toutes formes de servitude, d’assister, et de libérer s’il y a lieu, les victimes de l’esclavage. Depuis sa création, le CCEM a porté secours en France à plus de quatre cents victimes de l’esclavage domestique.
Le CCEM s’appuie sur un petit nombre de permanents et sur un réseau d’environ 80 bénévoles : familles d’accueil, avocats, psychologues, traducteurs, médecins, étudiants ou retraités, tous motivés par un profond attachement aux droits humains fondamentaux.
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